Plus que ses Yeux pour pleurer…

Tout le monde connaît TOR. Non, pas le dieu scandinave marvélisé (qui s’écrit « Thor » avec un h de toute façon), mais The Onion Router, le logiciel qui permet de passer par différents serveurs et empêche votre fournisseur d’accès Internet (et toute autre structure qui voudrait avoir accès à vos données, comme des États par exemple) de savoir où vous allez, quel site vous consultez, qui vous êtes, où vous êtes et ce que vous faites sur le web, ce en passant par au moins trois serveurs à chaque fois, en chiffrant à chaque fois vos données, ce qui vous rend en théorie intraçable (ou plutôt très difficilement traçable). D’où la référence à l’oignon et à ses multiples couches.

Or, en ce frileux mois de décembre, des voix s’élèvent : des utilisateurs du réseau ne parviennent plus à y accéder.

D’après The Moscow Times, la Russie revendique avoir bloqué le service d’anonymat du Web TOR, a rapporté mercredi le quotidien économique de RBC, citant l’organisme de surveillance des communications d’État Roskomnadzor, dans ce que les militants qualifient de manœuvre visant à restreindre la liberté d’Internet dans le pays.

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TOR est utilisé quotidiennement par environ 300 000 Russes, soit environ 15 % de tous les utilisateurs de TOR.

Roskomnadzor a déclaré avoir inclus le site Web du navigateur TOR dans son registre d’informations interdites, car il a publié « des informations qui garantissent le fonctionnement d’outils permettant d’accéder à des contenus illégaux ».

Les développeurs de TOR ont signalé plus tôt cette semaine que les autorités avaient commencé à bloquer la plate-forme, les utilisateurs se plaignant de ne pas pouvoir accéder au navigateur depuis le 1er décembre. Dans une déclaration publiée mercredi sur le site Web de la plate-forme, TOR, qui est développé par The Tor Project, basé à Seattle, a confirmé que le service était désormais bloqué en Russie.

Coïncidence ?
Dans le même temps, un acteur inconnu, KAX17, a mis en place des serveurs TOR vérolés dans des quantités très importantes, avec des localisations diverses qui témoignent de grandes capacités logistiques. Jusqu’à atteindre à son apogée environ 10 % du réseau Tor, avec plus de 900 serveurs en ligne. D’après les chiffres d’un chercheur, il y avait à un moment donné 16 % de probabilité qu’un utilisateur se connecte au réseau Tor par un serveur de KAX17, 35 % de passer par un relai lui appartenant, et jusqu’à 5 % de sortir à travers. Ce qui permet à cet acteur de surveiller une bonne partie des échanges qui transitent par le réseau TOR. Adieu confidentialité !

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